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L Eveil du printemps

ARMEL ROUSSEL // WEDEKIND

L Eveil du printemps
Sur un plateau nu, peut-être en terre battue, un peu comme une place de village, 13 interprètes. Quelques lampions, un petit groupe fait des covers sur une estrade instable. Les spectateurs entrent. Nous n’y jouons pas encore les personnages. Nous sommes nous-mêmes. Puis, une fiction s'installe… sans que nous la voyions venir, dans un crescendo intense et physique.
Un espace unique lyrique et organique, mutant comme les adolescents et comme le temps.
 
L’Eveil du printemps écrit en 1891 décrit bien un état de mutation, celui si particulier où l’enfant se mue en adulte. Sous-titrée « tragédie enfantine », les questions qui y sont soulevées sont celle de la Vie, la sexualité, le désir, le bien et le mal, la religion, la morale et la mort. La pièce aborde sans tabou la violence, le suicide, le viol, l’homosexualité, la masturbation, l'échec, la peur... et cette grande affaire que d'être adulte et responsable. Mais sans en devenir une pièce à thèse, elle garde de bout en bout une forme d'humour, d'ironie y compris dans ses moments les plus dramatiques.
 
L’Eveil du printemps avance en tableaux à la fois successifs, parallèles et parfois concomitants. Melchior, Wendla, Moritz, Ilse, Martha, Hans, Théa, Ernst ! Martha prie pour qu’on ne la batte plus, tandis que Wendla rêve de connaître la douceur du fouet. Au soleil couchant, deux jeunes garçons s’embrassent, ils se projettent dans l’avenir, Hans se verrait bien millionnaire, Ernst, pasteur avec femme et enfants. Moritz avoue son ignorance quant aux « mystères de la vie », Melchior s’improvise professeur d’éducation sexuelle. Ilse est depuis longtemps passée de la théorie à la pratique, mais déjà, elle regrette la douceur des goûters d’anniversaire.
L'Eveil du printemps suit les errances, les questionnements, les emballements, les désillusions et les angoisses d'une douzaine d'adolescents dont les histoires s'entremêlent, d'une vingtaine de figures adultes (parents, professeurs, docteurs, pasteur, recteur...) et d'un personnage abstrait, l'Homme Masqué, représentant la vie, dans ce qu'elle a d'informe, de pulsionnel, d'asexué et d'anonyme. Elle fait à peine « Théâtre » tant les scènes qui la compose capte la vie.
 
Avec ses 13 interprètes (11 comédiens et 2 musiciennes live), Armel souhaite en faire un spectacle qui nous nettoie et nous donne le goût d'être soi sans fard, quelque chose qui nous rappelle ce que c'est que respirer.
 
Adaptation, scénographie et mise en scène Armel Roussel // Assisté de Julien Jaillot // Dramaturgie et création vidéo (à déterminer) // Création Lumières Amélie Géhin // Création Son Pierre-Alexandre Lampert // Création costumes Coline Wauters // Collaboration artistique Nathalie Borlée // Direction Technique Rémy Brans // Production Gabrielle Dailly // Diffusion Tristan Barani // Construction décor et costumes Ateliers du Théâtre National Wallonie-Bruxelles // avec (11 comédiens et 2 musiciennes live) Nadège Cathelineau, Romain Cinter, Thomas Dubot, Julien Frege, Amandine Laval, Nicolas Luçon, Florence Minder, Julie Rens, Sophie Sénécaut, Lode Thiery, Sacha Vovk, Uiko Watanabe, Judith Williquet.
 
Une création [e]utopia[4] / Studio Théâtre National Wallonie-Bruxelles
Production déléguée : [e]utopia[4] / Coproduction : Théâtre National Wallonie-Bruxelles, CDN de Normandie-Rouen et la COOP asbl et shelter prod. Avec le soutien de la Commission Communautaire Française, du Centre des Arts scéniques, de la Fédération Wallonie/Bruxelles – Service Théâtre, d'ING et du tax-shelter du gouvernement fédéral belge. 
 
[e]utopia est une compagnie subventionnée par la Fédération Wallonie/Bruxelles – Service Théâtre.
Armel Roussel / [e]utopia3 est en résidence administrative au Théâtre Les Tanneurs. 
Armel Roussel / [e]utopia[4] fait partie des Créations Studio du Théâtre National Wallonie-Bruxelles.