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AVIGNON Lectures

AVIGNON Lectures
 
 
 
Avec cette exclamation, ce salut, « Ça va, ça va le monde ! », RFI en collaboration avec le Festival d'Avignon invite spectateurs et auditeurs à appréhender l'actualité du monde par les mots du théâtre. Pour la quatrième année, RFI a demandé à Armel Roussel de mettre en voix six textes d'auteurs contemporains francophones issus d'Afrique, du Proche-Orient et de l'Océan indien. Ces créations sont à entendre tous les matins dans le jardin de la rue de Mons puis sur les ondes de la radio mondiale au cours de l'été (antennes de RFI à partir du 24 juillet : Fréquence Paris - 89 FM et sur rfi.fr). Grâce à des auteurs confirmés ou à découvrir, avec le plus souvent des textes inédits, l'objectif est d'inviter les spectateurs et les auditeurs à croiser les imaginaires et à entendre d'autres histoires du monde.
 
Coordination RFI Pascal Paradou
Mises en voix Armel Roussel
Assisté de Julien Jaillot
Collaborateur sonore Pierre-Alexandre Lampert
Chargée de production [e]utopia Gabrielle Dailly 
 
 
 
 
 
 
 
 
TAIS-TOI ET CREUSE
Le 15 juillet 2016 à 11h30
de Hala Moughanie (Liban) lauréate Prix RFI Théâtre 2015
Avec Clémentine Célarié, Francois Clavier, Vincent Lécuyer, Jean-Benoît Ugeux, Pierre Verplancken
 
Un père, une mère et un fils fouillent dans un trou perdu dans une décharge, où ils sont rejoints par deux représentants de l'ordre. Autour du trou, se livre alors une lutte pour le pouvoir et le désir, cristallisant les quêtes de chacun, leurs angoisses et leurs réalités intérieures. Certains rêvent de fortune, d'autres y voient un prétexte pour (re)constituer une mémoire personnelle et collective. Tais-toi et creuse est le premier texte de théâtre d'Hala Moughanie. Il s'inspire des situations humaines dont elle est témoin en juillet 2006 et qui font écho à sa propre expérience de la guerre, celle de 2006 et la "guerre civile" libanaise qu'elle a vécue enfant.
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A LA GUERRE COMME A LA GAMEBOY
Le 16 juillet 2016 à 11h30 
de Edouard Elvis Bvouma (Cameroun)
avec Samuel Padolus 
 
Le monologue d'un enfant soldat qui témoigne de l'horreur à hauteur d'enfant c'est-à-dire en empruntant tout son vocabulaire et ses références aux jeux vidéo et aux BD.
Le Caporal Boy Killer se réveille et apprend par la radio que la guerre est finie. Tous ses partenaires de combat ont déserté le camp dans la nuit ; il ne reste que lui, sa kalache et la jeune fille étalée dans les herbes. Pour la décider à le suivre, il lui raconte sa vie, cette vie qui pour lui n'est que jeu vidéo ou jeu tout court ou chacun est un personnage de film ou de BD.?Au fil du discours de cet enfant prolixe qui parle comme il tire, on comprend comment l'enfant qui, quelques années auparavant dévorait des bandes dessinées à longueur de journées dans une petite famille paisible a mué en redoutable « Révolo ».?
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PARFOIS LE VIDE
Le 17 juillet 2016 à 11h30 
de Jean-Luc Raharimanana (Madagascar)
Lu par l'auteur avec Jean-Christophe Feldhandler (percussion), Géraldine Keller (chant) et Tao Ravao (guitare)
 
Un personnage, entre les eaux et le ciel, parfois oiseau, souvent noyé/nageur. Il va vers, ou peut-être qu'il fuit... on dit qu'il migre.
Un personnage, entre les eaux et le ciel, parfois oiseau, souvent noyé/nageur. Il va vers, ou peut-être qu'il fuit... on dit qu'il migre. Appartient-il à une terre, à un pays ? Mais il n'y a de plus de pays depuis que les dirigeants ont tout vendu, l'eau comme l'air, les dessous de terre comme les frontières, les dessous de ciel comme les horizons. Un personnage, entre les eaux et le ciel, parfois rêve, souvent utopie/illusion. Il va vers, ou peut-être qu'il dérive... on dit qu'il envahit. Il converse avec son double noyé dans l'ombre et l'obscur. Ecrit pour le théâtre et la musique, Raharimanana reprend ainsi la tradition malgache des maîtres de la parole : reprendre voix et musique sur le récit du monde.
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E.PASSEUR.COM
Le 18 juillet 2016 à 11h30 
de Sedef Ecer (Turquie)
Avec Karim Barras, Romain Cinter, Florence Minder
 
Le récit cynique d'une entreprise de services qui exploite via les réseaux sociaux les réfugiés de tous pays, car tout migrant part avec son téléphone portable. Une pièce sur l'indifférence du monde occidental.
Car tous les citoyens du monde sont devenus des migrants en puissance, un businessman aux allures de mafioso chic a créé sa start-up : E-passeur.com qui, via le téléphone, surveille et exploite les candidats au départ. Un refugié peut voyager sans nourriture, sans vêtements de rechange, sans pièce d'identité mais jamais sans téléphone portable. Lors du long périple qu'il va entreprendre, son smartphone sera en permanence son lien au monde et il va laisser des traces numériques partout où il passera. Apatride numérique, sa cyber-identité tracera son destin. Un récit cynique sur l'indifférence du monde occidental.
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SI TU SORS, JE SORS. SI JE SORS, TU SORS. 
Le 19 juillet 2016 à 11h30 
de Gustave Akakpo (Togo)
Avec Aminata Abdoulaye, Marc Agbedjidji, François Ebouélé, Sophie Sénécaut

Une pièce cabaret sur la place des femmes en Afrique et l'histoire du pagne au cours du 20 eme siècle.?Sur une proposition du festival Les Francophonies en Limousin.
Si tu sors je sors", "L'oeil de ma rivale", "Thomas Sankara", tels sont quelques noms des célèbres pagnes africains qui ont fait la fortune des grossistes de ce commerce en Afrique de l'ouest, les Nana Benz. Si sous différents cieux, les tissus ont servi ou servent encore à communiquer, l'Afrique est le continent où cet art est le plus raffiné, au point que ces pagnes à messages (sociétaux, politiques...) sont devenus un marqueur identitaire africain. Et pourtant, ils sont nés en Hollande. Qu'est-ce qu'ils nous racontent de notre monde, de nos manières d'être ??Sur une proposition du festival Les Francophonies en Limousin.
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SANK OU LA PATIENCE DES MORTS
Le 20 juillet 2016 à 11h30  
de Aristide Tarnagda (Burkina Faso)
Avec Karim Barras, Annette Gatta, Denis Mpunga, Sophie Sénécaut, Marc Zinga
 
Une grande pièce d'histoire qui raconte la fin de Sankara et comment son rêve de révolution échoue dans un monde où la politique s'embarrasse peu des utopies.
Le Capitaine Thomas Sankara, père de la révolution burkinabè et président du Burkina Faso, pays des hommes intègres est assassiné le 15 octobre 1987 lors d'un coup d'État organisé par celui qu'il considérait comme son frère, Blaise Compaoré. Le meurtre vient d'avoir lieu quand la pièce commence mais entouré de sa mère, sa femme, ses conseillers, Sankara ressuscite sur scène, le temps de témoigner de ses dernières heures, de ses derniers combats et de son rêve révolutionnaire. Sankara se sacrifie pour sauver la Révolution sans savoir qu'elle mourra avec lui car il vit dans un monde dans lequel la politique s'embarrasse peu de l'utopie.
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Lien vers le site de RFI
 
Une coproduction le Festival d'Avignon, RFI, Armel Roussel/[e]utopia3
Avec le soutien de la SACD dans le cadre de son action culturelle radiophonique, Wallonie-Bruxelles International (WBI) et du Fonds d’encouragement à l'emploi des intermittents genevois (FEEIG).