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Ondine (démontée)

Ondine (démontée)
 
D'après Jean Giraudoux et après Isabelle Adjani
 
Choix étonnant s’il en est… vu la réputation d’un Giraudoux ringard et désuet. Armel Roussel fantasme pourtant cette pièce depuis qu’il a vu l’enregistrement de celle-ci montée à la Comédie Française en 74 avec Isabelle Adjani.

Après son Ivanov Re/Mix, version revisitée et très remarquée de l’œuvre de Tchekhov, Armel Roussel s’attèle donc à une nouvelle pièce du répertoire avec cette version démontée d’Ondine. Son travail sera dans la même lignée que celle qu’on lui connaît. Il oscillera entre une certaine forme de folie classique et d'invention performative.
Onze acteurs interprètent dix-huit rôles : les rôles peuvent s’échanger, certains acteurs masculins jouent plusieurs rôles, y compris des rôles féminins. La nudité et les scènes audacieuses y auront aussi part belle, traduisant la volonté d’Armel Roussel de travailler sur l’ « art dégénéré ».

La beauté sera érotique-voilée, explosante-fixe, magique-circonstantielle ou ne sera pas. Le sort du spectacle réside aussi dans cette phrase d’André Breton (L'Amour fou,1937).

Hors norme, Ondine est une œuvre cruelle et naïve, pure et kitch à la fois, hallucinée et grave, et terriblement surprenante. Elle résonne aujourd’hui dans ce qu’elle dit des manques de notre époque. Elle parle d’amour et d’incertitude, un peu à la manière d’un Jacques Demy, enchanté, en-chanté, libre et rigoureux. Elle questionne l’impossibilité de la perfection et de la pureté humaines et amoureuses.

Afin de retranscrire ces émotions et questionnements empreints du texte d’origine, Armel Roussel adaptera l’écriture et nous la tendra dans une féérie en 3 actes/univers : tragi-comique néoclassique, baroque/ divertimento pour le peuple, mélodramatique futuriste aryen punk et romantique de bon aloi. Gravité et humour libérateur oscilleront pour retrouver ce moment festif à partager, ingrédients indissociables du travail d’Armel Roussel.

Adaptation, scénographie et mise en scène Armel Roussel // Assistant à la mise en scène Julien Jaillot // Ecriture et jeu Allan Bertin, Yoann Blanc, Lucile Charnier, Romain Cinter, Julien Jaillot, Amandine Laval, Vincent Minne, Sophie Sénécaut, Lode Thiery, Judith Williquet, Lise Wittamer // Scénographie et direction technique Nathalie Borlée // Création lumières Amélie Géhin // Création son Pierre Alexandre Lampert // Création costumes Coline Wauters // Création du film Auguste et Violante Bram Droulers // Vidéos Laure Belkini et Eve Martin // Chorégraphie Clément Thirion // Coaching bruitage Céline Bernard // Conseillère dramaturgique Mari-Mai Corbel // Régie générale et vidéo live Michel Delvigne // Chargée de production Gabrielle Dailly
Crédit photo : The Naiad - 1893, John William

Une création de Armel Roussel / [e]utopia3 en coproduction avec le Théâtre Les Tanneurs et le Centre Dramatique de Haute Normandie. Avec l’aide de la Fédération Wallonie-Bruxelles – service général des Arts de la Scène – Service Théâtre, le Centre des Arts Scéniques (CAS), la Commission Communautaire Française, Wallonie Bruxelles International, Wallonie Bruxelles Théâtre/Danse, le Théâtre de Liège et le Théâtre de Vanves.

Armel Roussel / [e]utopia3 est artiste associé au Théâtre Les Tanneurs